Contexte : Les personnes ont souvent recours aux réseaux sociaux lorsqu’elles sont confrontées à des obstacles à l’accès à l’avortement, mais peu d’études établissent un lien entre cette utilisation et les issues de l’avortement. Cette étude transversale a analysé les données PMA2020 provenant de 1 144 femmes au Nigeria ayant subi un avortement, identifiées grâce à des enquêtes par sondage et à des suivis axés sur l’avortement menés respectivement en 2018 et en 2019-2020.
Méthodes : Nous avons examiné dans quelle mesure l'implication des réseaux sociaux dans la recherche de soins — plus précisément, dans le choix de la méthode ou du prestataire — était liée aux résultats de l'avortement : la sécurité de l'avortement telle que définie sur le plan médical, le recours à la méthode et au prestataire préférés, ainsi que la réussite de la première tentative d'avortement.
Results: Social network involvement was common (63 percent) and varied across sociodemographic groups. Outcomes differed by involvement source: when both partners and family/friends were involved, women were least likely to have the least safe abortions (23.9 percent vs. 60.9 percent, p < 0.001) or make multiple abortion attempts (13.7 percent vs. 19.1 percent, p = 0.009), though they were equally likely to use preferred care as those seeking care alone. Partner-only involvement was also significantly associated with fewer least safe abortions (36.3 percent vs. 60.9 percent, p < 0.001), while family/friend-only involvement was significantly associated with non-preferred abortion options (36.6 percent vs. 21.6 percent, p < 0.001) and more repeated attempts (27.8 percent vs. 19.1 percent, p = 0.038).
Conclusions : Ces résultats suggèrent que les réseaux sociaux peuvent avoir une influence positive ou négative sur les conséquences de l'avortement, avec des variations importantes selon les indicateurs centrés sur la personne qui évaluent l'expérience de l'avortement.