Contexte : Malgré des lois libérales, les avortements sont une cause majeure de morbidité et de mortalité maternelles en Inde.
Conception de l'étude : Cette étude s'appuie sur des données provenant de professionnels de santé (N = 2 039) recueillies dans les États du Bihar et du Jharkhand, en Inde, en 2004. Des modèles de régression logistique ont été utilisés pour identifier les facteurs associés à la pratique des services d'avortement par ces professionnels et à leur intention de proposer des avortements médicamenteux.
Résultats : Alors qu'une majorité des répondants (63,2 %) proposent des services d'avortement, seuls 2,9 % pratiquent actuellement des avortements médicamenteux et 23,8 % ont l'intention de le faire. Les prestataires des cliniques privées, plutôt que ceux des cliniques publiques, et les femmes, plutôt que les hommes, sont plus susceptibles de proposer des services d'avortement et d'avoir l'intention de pratiquer des avortements médicamenteux. Les aspects liés à la demande du marché en matière d'avortement médicamenteux, à sa sécurité, à son efficacité et à la facilité perçue de sa mise en œuvre pèsent davantage que les droits des patientes et les intérêts personnels dans la décision des prestataires de pratiquer des avortements médicamenteux.
Conclusion : Cette étude élargit la base de connaissances sur les prestataires de services d'avortement et propose des recommandations pour améliorer l'accès à des services d'avortement sûrs en Inde.