Contexte : Les soins post-avortement (SPA) constituent un élément essentiel des soins obstétricaux d’urgence (SOU) et sont indispensables pour prévenir la mortalité maternelle liée aux avortements à risque ; toutefois, nous disposons de peu d’informations concernant l’état de préparation des établissements à fournir ces services, leur répartition géographique et les disparités d’accès à ceux-ci dans les contextes à faibles ressources. Afin de combler cette lacune, cette étude vise à décrire la disponibilité des services de soins post-avortement, à évaluer l'état de préparation des établissements à fournir ces services et à mesurer les inégalités d'accès à ces services dans sept États du Nigeria et à l'échelle nationale en Côte d'Ivoire.
Méthodes : Nous avons utilisé les données d'une enquête menée auprès de femmes en âge de procréer et des établissements de santé desservant les zones où elles résident. Nous avons recoupé les informations relatives à la préparation des établissements, notamment les fonctions de signalement spécifiques aux soins après avortement, avec les données concernant les femmes à l'aide d'informations géospatiales.
Results: Findings revealed less than half of facilities provide basic PAC services in Nigeria (48.4%) but greater PAC availability in Côte d’Ivoire (70.5%). Only 33.5% and 36.9% of facilities with the capacity to provide basic PAC and only 23.9% and 37.5% of facilities with the capacity to provide comprehensive PAC had all the corresponding signal functions in Nigeria and Côte d’Ivoire, respectively. With regard to access, while ∼8 out of 10 women of reproductive age in Nigeria (81.3%) and Côte d’Ivoire (79.9%) lived within 10 km of a facility providing any PAC services, significantly lower levels of the population lived <10 km from a facility with all basic or comprehensive PAC signal functions, and we observed significant inequities in access for poor, rural and less educated women.
Conclusions : Améliorer la capacité des établissements à fournir ces services permettra d’améliorer la qualité des soins post-avortement (PAC) dispensés et de garantir que les complications post-avortement puissent être traitées rapidement et efficacement, tandis que l’extension de l’offre de services à d’autres établissements de soins primaires permettrait d’élargir l’accès à ces soins. Ces deux mesures pourraient contribuer à réduire la morbidité et la mortalité maternelles évitables liées à l’avortement, ainsi que les inégalités qui y sont associées.